Thèse : "Le Langon (Vendée) et Rezé (Loire Atlantique) à l’époque romaine : étude archéozoologique de deux agglomérations de la cité des Pictons"

de Louna COLOMY

sous la direction de Martial MONTEIL (PR en archéologie romaine, Nantes Université, CReAAH-LARA)
Co-encadrement scientifique : Aurélia BORVON  (chercheuse indépendante, UMR 7041, ArScAn, enseignante, ONIRIS, Nantes)

Le Langon Vue d'une partie du matériel faunique
1 : "Vue de la fouille (années 1990) du site du Chemin des Ouches (Le Langon, Vendée), des ossements en connexion sont visibles. Cliché E. Bernard, Département de la Vendée"
2 : "Vue d'une partie du matériel faunique prélevé à Rezé. Cliché A. Borvon"

Plusieurs agglomérations romaines ont été analysées par le prisme de l’archéozoologie au cours des dernières décennies. Les travaux portant sur ce sujet pointent cependant le fait qu’une augmentation des études de cas est souhaitable, et c’est dans ce contexte que s’inscrit ce travail.

La reprise de données issues de fouilles anciennes et récentes doit permettre ici de comparer deux localités dépendant de la cité des Pictons et à la chronologie bien définie. Ces agglomérations ont été fondées dès le début du Ier siècle de notre ère et commencent à décliner très vite, dès le courant du IIème siècle, se maintenant cependant jusqu’au IIIème-IVème siècles et même jusqu’à nos jours. Ces trajectoires relativement semblables, couplées à la présence attestée ou supposée d’un établissement portuaire, en font de bons candidats pour une étude comparative.

L’analyse archéozoologique s’intéresse aux espèces animales consommées et/ou utilisées dans ces agglomérations et dont les restes ont été rejetés sur place. Par le biais de l’identification de leurs vestiges osseux et de leurs traces, mais aussi dès que possible de plus amples données biologiques (sexe, âge, morphotype), il sera possible d’appréhender la sélection opérée sur les populations animales, sauvages ou domestiques et aussi, par là même, les pratiques alimentaires ou encore l’utilisation des matières dures animales (os et corne) dans l’artisanat. Les choix d’élevage et d’exploitation des ressources sauvages seront ainsi envisagés, permettant par là de mettre en évidence des spécificités régionales, mais surtout d’esquisser les dynamiques socio-économiques et culturelles des habitants de ces agglomérations.

Mis à jour le 09 février 2026.